Madame de Staël – La femme qui faisait trembler Napoléon

Il n’y a pas d’équivalent actuel d’une telle célébrité. L’Europe entière l’admirait. Ses livres étaient des best-sellers. Ses intimes écrivaient l’Histoire et Napoléon disait d’elle : « J’ai quatre ennemis, la Prusse, la Russie, l’Angleterre et Madame de Staël ». 

Laurence de Cambronne raconte la vie de cette femme exceptionnelle à travers 24 journées décisives.

Enfant surdouée de Necker, le ministre des Finances de Louis XVI, Germaine de Staël traverse la Révolution, le Consulat et l’Empire en devenant une femme très différente du type de femme admis à son époque. D’abord un écrivain politique de grande envergure :  ses quinze livres la montrent libérale, démocrate et européenne quand on était royaliste, jacobin ou bonapartiste.
Son salon est le début éblouissant de ce qui deviendra « le Groupe de Coppet », du nom de son château en Suisse, l’Elysée intellectuel de toute une génération, le rendez-vous de l’intelligentsia européenne. Elle connait Voltaire et Diderot, le tsar de Russie et le roi de Suède, Jefferson et Lord Byron. Ses amis s’appellent Juliette Récamier, Talleyrand, Lafayette ou Chateaubriand. Elle était immensément riche, immensément généreuse et tous ceux qui l’entouraient ont profité de sa fortune. Sa vie est une course poursuite devant Napoléon qui l’exile sans cesse loin de Paris puis hors de France parce qu’il se juge attaqué par chacun de ses livres.

Cette femme forte, grande intellectuelle qui ne craignait pas de s’opposer à l’Empereur, est en même temps une grande amoureuse. Elle a de l’ordre dans l’esprit et du désordre dans les sens, c’est ce qui la rend si émouvante. Car elle se donne facilement aux hommes – on ne compte plus ses nombreuses aventures – et elle tombe amoureuse à chaque liaison. Elle envahit les hommes d’une passion dévorante, insatiable et souffre d’être délaissée parce qu’elle les a étouffés de son amour. Germaine a cinq enfants de quatre pères différents et, en mère fusionnelle, les emmène partout avec elle à travers l’Europe au cours de ses innombrables voyages.

En avance sur son temps, elle milite pour le divorce, pour le droit des femmes au bonheur, pour la liberté d’expression et l’abolition de l’esclavage.

Germaine de Staël est un personnage profondément attachant, une amoureuse aspirant au bonheur mais aussi une féministe, une intellectuelle visionnaire, une femme au destin si romanesque dont son amant Benjamin Constant disait : « Si elle avait su se gouverner, elle aurait gouverné le monde ».

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