Santa Rosa

Qui connaît Santa Rosa dans les Caraïbes ?
Personne. Mis à part les « happy few » de la planète. Pour eux, Santa Rosa c’est « the place to be », comme ils disent dans la langue de nos maîtres. Mer turquoise, sable blanc, princes du Limbo, putes à twerk, villas d’archi’ tendance Pritzker, cascades de Roederer… C’est le grand chelem du bling-bling !
À la haute saison, tous les rupins se la radinent. On retrouve la même race, avec les mêmes rites, dans tous les coins jet-set de la planète : Ibiza, Dubrovnik, Portofino… Ils déménagent tous les deux ou trois mois avec toute la smala – jet, yacht, et les loufiats – et continuent leur vie comme si rien n’avait changé, sauf le panorama derrière la baie vitrée.
Pourtant, si on mate dans le détail, Santa Rosa c’est pas qu’un aller simple pour le glam’. Sur les 25 000 habitants de l’île, c’est dix pour cent de crevards. Des vrais crevards ! Dorés sur tranche. Pas un « level France » qui fait les 3×8 McDo’-KFC-
La Brioche Dorée avec la CMU en bandoulière et les clefs du F3 au logo de la CAF. Zermi attitude. La vraie. Celle où tu meurs dans le caniveau. Et encore, si t’es en veine, parce qu’à Santa Rosa, les caniveaux, ça court pas les rues.
S. K.